Ateliers de création sonore

Pendant la matinée du 12 juin, trois ateliers de création sonore ont été proposés aux festivaliers.

Emission de radio

L’après-midi du 12 juin, une émission de radio a été enregistrée en live avec pour thématique “Regards croisés sur la création sonore documentaire”.

Table ronde

Durant l’après-midi du 13 juin, s’est tenue une table ronde autour de la mise en scène dans le documentaire.

Durant la matinée du 12 juin, trois ateliers de création sonore collective ont été proposés aux festivaliers :

 

  • Viziradio et le collectif π-Node ont accompagné les participants dans la  fabrication d’un émetteur Kogawa

  • le collectif Monobloc a animée la création d’une peinture sonore dont la thématique était “Les tableaux peuvent s’entendre aussi

  • Narimane et Jean-Charles, deux membres de Lundi Soir ont proposé un atelier “Cut Up et bruitage”

Les ateliers étaient limités à 10 personnes par groupe.

L’après-midi, une émission live enregistrée en public et co-animée avec notre marraine Aurélie Charon, sur le thème “Regards croisés sur la création sonore documentaire”, a permis des échanges passionnés avec des professionnel·le·s de la radio et du son, des producteur·trices, des collectifs ainsi que des réalisateurs·trices.

Ensemble, ils ont interrogé les nouveaux champs de la création sonore, sa production et sa diffusion dans le paysage radiophonique actuel. L’émission était composée de trois plateaux d’une heure chacun intitulés :

  • Esthétique et diversité des formes
  • Vers une production indépendante du documentaire sonore de création ?
  • Diffusion : nouveaux espaces, nouvelles expériences

Les invité.e.s :

  • l’artiste sonore Kaye Mortley
  • le collectif Le Bruitagène
  • le collectif Utopie sonore
  • le collectif Copie Carbone
  • des membres de la production et diffusion de l’Atelier de création sonore radiophonique
  • des membres de l’association ADDOR
  • des membres de l’école libre de radio Transmission
  • Siam Nin (coordinatrice de radio Escapades et membre de l’Assemblée Régionale des Radios Associatives – ARRA)
  • des membres de la revue Le grain des choses
  • des membres de l’émission Récréation sonore

Cette émission a été réalisée en partenariat avec Radio Campus Paris. Dans ce cadre, elle a été diffusée en 3 parties (reprenant les trois plateaux qui la composaient) en juillet 2019 sur les ondes de Radio Campus Paris.

Le 13 juin 2019, s’est tenue dans la grande salle de La Générale une table ronde autour de l’utilisation de la mise en scène dans le documentaire.

Cette table ronde a réuni quatre documentaristes dont les propositions filmiques travaillent la porosité entre fiction et documentaire, ou entremêlent archives et prises de vues réelles, explorant chacun·e à leur manière la question de la mise en scène du réel, entre captation et recréation.

Un documentaire offre en effet toujours un point de vue sur le réel : il n’échappe pas à la subjectivité du cinéaste.

Pendant plus de trois heures nous avons discuté avec eux de leurs pratiques en nous appuyant sur le visionnage d’extraits de leurs films.

Les invités :

– notre parrain Jorge León (Before we goMitra)

Mila Turajlić (L’Envers d’une histoireCinéma Komunisto)

Ombline Ley (Dans la terrible jungleCavernicole)

Jérôme Clément-Wilz (Quand tout le monde dortÊtre cheval).

La captation audio se trouve ci-dessous accompagnée des extraits vidéo présentés pendant la table ronde ainsi que de la retranscription des questions posées aux invités.

Extrait de Before we go de Jorge León (projeté  à 3’00)

Extrait de L’envers d’une histoire de Mila Turaljić (projeté à 32’46”)

Extrait de Être cheval de Jérôme Clément-Wilz (projeté à 40’20”)

Extrait de Dans la terrible jungle d’Ombline Ley et Caroline Capelle (projeté à 13’16”)

Extrait de Dans la terrible jungle d’Ombline Ley et Caroline Capelle (projeté à 13’16”)

Extrait de Dans la terrible jungle d’Ombline Ley et Caroline Capelle (projeté à 13’16”)

Extrait de Dans la terrible jungle d’Ombline Ley et Caroline Capelle (projeté à 13’16”)

Une question pour Jérôme : l’idée, le concept de documentaire physique que tu développes implique de passer beaucoup de temps avec les personnes que tu filmes. Est-ce que ça implique aussi techniquement que tu n’as pas d’équipe avec toi ?

Question posée à Jérôme Clément-Wilz (54'55'')

Mila, vous avez dit que c’était très important pour vous de déjà visualiser une certaine trame dramaturgique avant même de faire le film. Mais si vous scénarisez trop en amont, si vous savez d’emblée ce que vous avez envie de montrer, peut-être que vous allez vous empêcher de découvrir des éléments importants de l’histoire de la Yougoslavie. Dans quelle mesure il est important, ou pas, de laisser évoluer votre point de vue ?

Question posée à Mila Turaljić (57'45'')

J’aimerais que vous clarifiiez un peu quand vous dites « je ne voulais pas du tout faire un film sur le centre handicapé » alors que vous êtes dans un centre handicapé, afin de comprendre un peu mieux comment vous cherchez le sujet, qui n’est en fait pas un sujet. […] C’est comme si vous recherchiez une femme blonde que vous aviez envie de filmer mais qui en fait n’est pas blonde. Mais elle se croit blonde. Du coup est-ce que vous êtes loin ou proche de la manière dont ils se présentent et se représentent ? J’aimerais en savoir un peu plus sur ça.

Question posée à Ombline Ley (59'08'')

Vous disiez avoir regardé beaucoup de films sur le handicap et les handicapés. Quand vous vous êtes rendue compte que le film que vous vouliez faire ne ressemblait pas à ce que vous aviez vu, vous pouvez nous raconter comment vous avez vécu ces hésitations sur le film que vous alliez faire ?

Question posée à Ombline Ley (1'05'')

Et une question que vous avez un peu évoquée, mais les gens dans le cadre, les instituteurs et les autres professions qui sont là, comment avez-vous travaillé avec eux ? Comment ont-ils compris et accepté ce que vous étiez en train de faire ?

Question posée à Ombline Ley (1'10'51'')

Je voudrais poser une question, pas spécifiquement à l’un d’entre vous, mais vous avez tous employez le mot « personnage » et il me trouble un peu parce qu’un personnage, pour moi, dans l’idée que je m’en fais, c’est la création d’un auteur, et vous les gens que vous filmez existent alors qu’un personnage de roman, de cinéma, n’existe pas sans leur auteur.

Question posée à l'ensemble des auteurs (1'25'15'')

Et pardon je crois que le fait de dire « mes personnages », c’est ça que je trouve un peu étrange. Il y a comme un surplomb, sans que je le juge, mais pour moi ça sonne problématiquement.

Question posée à l'ensemble des auteurs (1'28'55'')

La question du personnage, pour moi, elle est, tu parlais du public, quand les personnes filmées vont à la projection, et que justement il y a un public qui s’identifie, c’est à ce moment-là qu’il y a la création du personnage, dans les yeux du public. Pour moi c’est vraiment la triangulation entre le désir du réalisateur, ce que la personne filmée imagine qu’il va advenir et après, en fait, c’est le spectateur qui crée un peu le personnage. La responsabilité qu’il y a entre le filmeur et le filmé est relative parce qu’après elle est livrée à d’autres personnes qui s’identifient. Du coup ça m’amène à vous poser la question : est-ce que vous pensez aux spectateurs en faisant les films ? Moi c’est quelque chose que je n’arrive pas du tout à faire. En faisant le film est-ce que vous arrivez à vous dire « telles choses vont être projetées » ou alors pas du tout, vous restez dans une relation avec les personnes filmées très directe sans penser à l’après, à l’objet filmique qui va être livré à des gens.

Question posée à l'ensemble des auteurs (1'49'55'')